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DIONYSOS :: Semaine 3

Le journal de bord de cette semaine n’a rien à voir avec celui des deux premières… La routine a cédé la place aux erreurs et, bien plus grave, à ce que je ne peux appeler autrement que des attaques en règle.

Dès le premier bivouac, situé tout près du waypoint, dans le système Swoils OK-L c9-1, nous avons eu droit à une nouvelle série noire d’accidents de SRV. Autant je soupçonne le CMD DJ-Canna d’avoir abusé de liqueurs alcoolisés – il est coutumier du fait – autant les accidents des CMD Olocrom et Huston sont difficilement explicables. Je sais bien que l’Archigraphe a toujours eu un peu de mal à maîtriser son SRV en dehors d’une gravité comprise entre 0,98 et 1,01… mais cette fois, c’était suspect.

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Le premier point de rendez-vous, avant le départ des SRV… swoils-ok-l-c9-1-20161118-214621_1045
Pour la patrouille standard de reconnaissance. swoils-ok-l-c9-1-20161118-215437_1045
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swoils-ok-l-c9-1-20161118-234744_1045La suite m’a, hélas, donné raison. D’autant que mon équipage et moi-même en avons été directement les victimes.

Voici le résumé des événements.

  • Fin de patrouille et installation du bivouac sur la troisième planète du système – Latitude : 4.235956 | Longitude : -105.915573.
  • Le convoi est en train de se rassembler sur site, pendant que certains Commandants, ayant terminé leur patrouille, effectuent une sorte de rituel en tournant (plus ou moins) en rond dans un cratère avec leurs SRV (ceux qu’ils leur restent).
  • swoils-ok-l-c9-1-20161118-234423_1045Rafaela Richmond pilote l’Excelsior, survolant le camp afin de le sécuriser – procédure standard – pendant que moi-même, aux commandes du GU, couvre l’ensemble.
  • Dans le but de docker le chasseur, puis de poser l’Anaconda sur site, je prends de l’altitude, suivi par ce dernier.
  • Arrivé entre 2000 et 3000 m d’altitude, l’Excelsior décroche et chute brusquement, attiré irrésistiblement par les 2 G de la planète. Le crash est aussi inévitable que soudain.
  • Le choc et les dégâts me font perdre la connexion avec le GU qui se détruit en vol.

A cause de la forte gravité de la planète, l’Excelsior a été fortement endommagé : les boucliers ont lâché, encaissant heureusement une bonne partie du choc. Mais la coque et surtout les modules ont été soumis à rude épreuve. Certains de manière irrémédiable : les lances-torpilles, de même que les drones de ravitaillement qui ont tous été détruits.

De nombreux blessés sont à déplorer, d’autant que l’équipage n’était pas en situation d’alerte. De nombreuses contusions et traumatismes, plusieurs fractures… deux techniciens sont en cuve régénératrice pour encore quelques jours, cinq membres sont en repos total.

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Mais le plus grave a été le sort de ma co-pilote, Rafaela Richmond, récemment engagée en prévision de cette expédition. Elle est actuellement dans le coma, dans un caisson de survie cryogénique. Je ne peux que conjecturer à partir de ce que j’en ai vu et des données de bord : d’après les logs du système de réalité augmentée de son poste de pilotage, Rafaela a perdu soudainement le contrôle des commandes, la rupture de connexion a été instantanée. Tous les verrous, pare-feux et autres protections ont sauté d’un coup et d’un seul. Et comble de malchance, l’Anaconda était sur le flanc au moment de la coupure : il y est resté, se mettant en vrille, attiré par la gravité de la planète qui a fait le reste.

Le cerveau de Rafaela a subit une tension extrême pendant une fraction de seconde – son anaconda_medbay_raf01_1045cerveau a été littéralement court-circuité par une tension émanant du système de réalité augmenté, qui a grillé au passage. Aucune des analyses que j’ai lancées n’a pourtant confirmé une quelconque défaillance.

J’ai en revanche remonté le signal.

Qui venait de l’extérieur.

La seule conclusion que j’en tire donc pour le moment est celle de la cyber-attaque.

Nous avons passé les derniers jours à réparer le vaisseau et à soigner les blessures. Le reste du convoi, après nous avoir apporté tout l’aide nécessaire, a suivi la route prévue, avec du retard évidemment : pas sûr que le prochain waypoint soit atteint en temps et en heure.

Et surtout deux nouvelles attaques ont eu lieu : l’Anaconda de l’Archigraphe, l’Arcadia II, a été victime d’une grave avarie au voisinage d’une neutron. Par deux fois. D’après les premières informations, il pourrait également s’agir d’un bug lié à une cyber-attaque. J’attends le prochain waypoint pour analyser les logs du bord et en discuter avec le CMD Huston.

Quoiqu’il en soit, nous avons eu de la chance dans notre malheur : au moment de sa chute, l’Anaconda survolait le bivouac et notamment les SRV. Il aurait très bien pu s’écraser sur ces derniers voire, pire, sur les bâtiments déjà au sol.

Mais dès lors, en ce qui me concerne, la plus grande prudence est de mise : nous sommes vulnérables.

 

Thamos Konran

Mentor de La Guilde des Cartographes et responsable de la division Serpentar, le bras armé de LGC, il est surtout l’œil de la guilde, via l'ORACLE.

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2 commentaires

  1. La routine qui semblait s’être installée au cours de la deuxième semaine est totalement révolue ! Si la vulnérabilité intrinsèque à toute grande exploration profonde exposée aux risques est une certitude, comment se protéger, entre autres, d’une vraisemblable cyber-attaque aux effets si préoccupants ? Il faudra beaucoup de courage et de talent à cette expédition pour poursuivre au delà de ces mystérieuses avaries qui chamboulent tout : vivement le prochain article !

  2. On peut voir que l’équipement de La Guilde des Cartographes est très avancé ! Ils ne font pas les choses à moitié.

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