ACCUEIL | EXPLORATION | CARNETS DE BORD | HEATH HUSTON | DIONYSOS – Quatre mois pour un signal !

DIONYSOS – Quatre mois pour un signal !

LGC_sonde_dionysos

 

Entrée au journal de bord de l’archigraphe Heath Huston
29 janvier 3303

Voilà quatre mois que nous avançons dans les ténèbres de la spirale, avec comme seule lumière, un bip incessant et régulier.
Il s’en est passé depuis notre départ d’Herodotus… Allant de la perte de matériel, à l’abandon d’un grand nombre d’entres nous, sans oublier la pilote du mentor Konran, toujours en cryostase… J’ai eu un avant goût certain de la force mentale de mes cartographes.

Au final, nous finissons à six ! Ce chiffre me réconforte, il symbolise la famille, l’exigence, mais aussi l’impatience. Celle d’atteindre notre objectif au-delà des limites. La curiosité qui nous lie a finalement payée. Et même si notre découverte n’est pas comparable avec celles de nos frères, restez dans le berceau de l’humanité, elle nous offre des perspectives incroyables et insoupçonnées, enfin je l’espère !

ANALYSE SOMMAIRE :

  • Sa structure intacte et de fabrication humaine, nous a frappé au premier coup d’œil ! Quand je dis intact, imaginez-vous qu’elle sorte à l’instant des lignes de fabrication.
  • L’analyse de surface ne donne pour le moment aucun résultat, la sonde reste opaque à notre technologie !
  • Le décryptage du signal continu en parallèle, Toshiro reste silencieux, lui qui généralement a réponse à tout.

Introversion extravertie

L’énergie qu’elle émet depuis le caisson du laboratoire, a un étrange effet sur nous six. Je m’en suis rendu compte lors de la projection holo, quand Znarf n’a pas vanté les mérites de ses nouveaux strings en peau de Yuku.
Ensuite avec Léo, qui n’a pas proposé une dégustation de sa dernière création, puis Olocrom, qui est venu sans ses lunettes. Mais le plus flagrant fût Konran, qui proposait à maintes reprises, qu’on découpe la sonde aux lasers et Ian qui le suivait en se proposant de miner quelques diamants pour l’attaquer à la foreuse. Le pire, c’est que j’étais presque à l’accepter si Toshiro n’était pas intervenu.

Entrée au journal de bord de l’archigraphe Heath Huston
30 janvier 3303

Il est 7h00, j’ouvre les yeux, le hublot en face de moi m’offre comme panorama un alignement presque parfait des trois étoiles principales du système, la neutron est si proche. Toshiro me contact d’urgence en salle de briefing. J’ai la bouche pâteuse et étrangement, je ne me rappelle plus de la veille…

Pendant que j’avance vers le pont supérieur, l’image précise d’une constellation revient plusieurs fois à mon esprit, le sentiment de la connaitre depuis toujours ne me quitte pas, j’ai beau chercher sur mon holobrac, elle ne ressemble à aucune des archives de Pythéas.

Je retrouves mes compagnons. Ce qui semblait être une inversion de personnalité hier, s’avère être permanente et bien plus avancée.

Léo fixe la projection virtuelle de la sonde sur la table tout en murmurant -je l’imagine en tout cas, il garde cet éternel casque-  “… Je veux miner, allez voir Sagi, le temps presse, je dois partir…”. Olocrom, les yeux écarquillés lui aussi sur l’hologramme, affirme à qui veut l’entendre que son “Pegasus” est imbattable, qu’il veut un vrai challenger.
Ian a l’air surexcité, il lance des :” …Incroyable, c’est du génie, mais pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt, même un enfant l’aurait vu…” “… Il faut que je rentre pour appliquer cette découverte…”.
Je cherche Konran du regard, mais voilà encore l’image de cette constellation qui me fait l’effet de piques traversant mon cerveau. La douleur s’estompe et une idée persistante, celle de la rejoindre s’installe comme un besoin vital.
A ce moment, Znarf me fait une accolade et m’annonce qu’il doit rejoindre une amie pour fêter je ne sais qu’elle chose. Il me faut une minute pour me rappeler que nous sommes à 41 000 al de 32 MU.
C’est à ce moment que Toshiro m’ouvre une connexion vidéo sur le laboratoire. J’aperçois Konran, un fusil à plasma continu s’approchant de la sonde. Mon I.E a compris ce qu’il devait faire. Il enclenche le bouclier énergétique de confinement autour de l’objet.

Nous reprenons tous nos esprits à cet instant. Toshiro en profite pour nous repasser les vidéos de nos moments d’égarements.
Il est certains que la sonde y est pour quelques choses. Je demande à Ian ce qu’était cette découverte, il me regarde avec l’expression d’une personne comblée. Je vous en parlerais bien assez tôt Archigraphe.

Nous avons tous admis que ces évènements exacerbés n’étaient que le reflet de nos obsessions actuelles, qu’il était temps pour chacun de reprendre la route en solitaire afin de se retrouver plus tard à Serpentis.

La sonde remise à sa place sur la planète nous sembla emplit d’une intelligence transcendante. Si Toshiro n’avait pas été là, que nous serait-il arrivé ? Etait-ce vraiment une expédition, ou un pèlerinage ? En tout cas, l’image de la constellation est toujours présente, comme figée dans mon âme. Je vais arrêter de me poser des questions sur cette sonde, je vais plutôt partir en quête de cette constellation…

FIN DE TRANSMISSION

Sonde 3D : Ian Baristan

Heath Huston

Leader de La Guilde des Cartographe, il devient actionnaire à 49% de 32 MU Starnews pour aider Alane Dessalé à diffuser l'information à tout le système.

2 commentaires

  1. Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort,
    Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port,
    Tant, à nous voir marcher avec un tel visage,
    Les plus épouvantés reprenaient de courage !
    J’en cache les deux tiers, aussitôt qu’arrivés,
    Dans le fond des vaisseaux qui lors furent trouvés ;
    Le reste, dont le nombre augmentait à toute heure,
    Brûlant d’impatience, autour de moi demeure,
    Se couche contre terre, et sans faire aucun bruit
    Passe une bonne part d’une si belle nuit.

    Corneille, Le Cid.

  2. Quelle aventure en tout cas !

    “Le but n’est pas seulement le but,
    Mais le chemin qui y conduit.”

    Lao-Tseu

    En effet que de découvertes, que de moments inoubliables. Mais malgré tout, la solitude et le désir de retrouver son foyer se font de plus en plus forts.

    J’ai hâte de rentrer en effet mais pas seulement pour retrouver mon “Pegasus” mais bien pour retrouver nos chers amis cartographes qui sont restés dans la bulle.
    Nous aurons l’occasion de faire une grande fête à notre retour à tous, et nous ne revenons pas les mains vides… Leonidovitch n’a pas chômé !

    Ce fut une très belle expédition et une première pour la plupart d’entre nous, nous en revenons changés à jamais…

Laisser un commentaire