Recyclage…

Il m’a suffit de suivre le vecteur calé sur les coordonnées de la sonde que j’avais enregistrées lors de mon vol de reconnaissance.
Bon, ce n’était pas non plus une promenade de santé: la topographie du coin ne m’a pas facilité la chose non plus…
Plusieurs failles et ravins m’ont obligé à faire des détours.
Je conduis à faible vitesse pour économiser les ressources du rover.
De fait, je n’ai pas progressé aussi vite que je le souhaitais: j’ai donc du passer une nuit dans le rover.
Ce n’est franchement pas confortable !

La bonne nouvelle c’est que la sonde ne semble pas avoir été trop abîmée.
Il s’agit d’une des première sondes minières déployée à vaste échelle pour réaliser des analyses automatisées du sol des planètes sélectionnées.
La sonde était portée par un espèce de module de descente équipé de rétro-fusées.
En l’absence d’atmosphère, le parachute n’est pas très utile….
Ces dernières ce chargent de ralentir la sonde lors de sa descente. puis à une petite dizaine de mètre du sol, le sonde est larguée.
Aussitôt des gros ballons se gonflent autour d’elle afin d’absorber le choc de l’atterrissage: l’ensemble rebondit plusieurs fois avant de s’immobiliser au sol.
Les ballons se dégonflent alors pour révéler la sonde.
C’est la théorie….
Dans les faits, un des ballons ne s’est pas gonflé et l’atterrissage à été plus rude que prévu…

Avec les années, la sonde est maintenant à moitié enfouie dans le sable.
J’ai donc du effectuer une sortie extra-véhiculaire.
J’ai pu la dégager assez rapidement et accéder aux trappes de visites.
Le module radio était relativement accessible ainsi que son antenne spécifique pour la bande des 27.5Ghz

La source d’énergie de la sonde était par contre mieux protégée et j’ai du batailler un peu pour l’extraire…
Pensez-vous ! J’ai à faire à un générateur thermoélectrique à radio-isotope (GTR).
Et pas n’importe quel isotope: du plutonium 238…
Tellement radioactif qu’il se chauffe au rouge tout seul !
Le principe est que le GTR récupère les radiations sous forme de chaleur et les transforme en électricité.
Le plutonium est recouvert de plusieurs couches de blindage scellées destinées à prévenir toute irradiation…

J’ai donc pu extraire le large cylindre avec ces dissipateurs thermiques tout autour.
Même à travers mes gants je sentais la chaleur qu’il émettait encore…

Le retour en Rover vers l’ASP ne dura ni plus ni moins de temps….

Grâce au GTR, j’ai pu réactiver le module de survie du vaisseau: Chaleur et oxygène !
La situation se stabilise.
Par contre, j’ai bel et bien endommagé le module radio du vaisseau.

J’ai pu bricoler et adapter le module radio de la sonde afin de pouvoir générer un appel de détresse.
Je suis confronté à trois soucis:
-Ce matériel émet en bande Ka et est au final assez directif.
-Une partie du module est endommagé et je n’arrive pas à transmettre des données ou de la voix dessus.
Je vais essayer de jouer avec des impulsions de porteuse afin de générer un signal relativement audible sur cette bande de fréquence.
– Je ne disposerai au final que de quelques minutes de transmission par jour lorsque le système
Hyparque sera au plus haut dans le ciel.
J’ai donc programmé un message qui se répétera automatiquement toutes les minutes: autant arroser large …

Smeagol

Voir aussi !

La panne

L’ensemble du système électrique était défaillant: seul la pâleur de la voûte céleste éclairait l’intérieur …

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